L'association > Témoignages

Paroles de salariés

Hugo, Marie-Chantal et Richard sont des anciens salariés d'Ateliers Sans Frontières. Dans un livre*, ils reviennent sur leurs parcours et expliquent ce que le travail en atelier leur a apporté. Voici quelques extraits de leurs témoignages.

  • Témoignage d'Hugo

    (...) L’association fait signer un contrat à Hugo, qui n’en revient pas : « En fait c’est le travail qui est venu à moi ! Et y a pas eu tous les préjugés. Ils ont dit : « T’as été à la rue, maintenant tu vas t’en sortir. » Ils ont pas cherché plus loin. »lire la suite du témoignage

    Reprendre le travail n’est tout de même pas chose aisée. D’abord, Hugo doit soigner son allergie tenace au réveille-matin. « Le directeur a dit : « Écoute, j’ai qu’une seule solution, c’est que tous les matins t’es là. » Donc au lieu de bosser parfois l’après-midi, j’ai fait que des matins, levé à 6h à chaque fois. Y a eu des ratés, mais pas tant que ça, en fait. » L’accompagnatrice de l’association lui trouve même une place dans un foyer d’hébergement ; fini de prétexter qu’il s’est fait virer de son squat pour justifier ses retards !

    L’ancien SDF profite aussi de son contrat pour canaliser ses coups de sang, une habitude héritée de la rue : « Au début c’est super dur, avoir un mec en face de toi qui te dis : « Tu fais ça. » T’as envie de lui dire : « Tu veux quoi, toi ? ». Mais ça va, j’apprends à mettre de l’eau dans mon vin. »

    Une fois accommodé aux règles du travail, il se lance dans son projet professionnel sous escorte serrée. Puisqu’il songe aux métiers de la route, il se met en recherche d’un dispositif pour passer le permis poids-lourd. « Ce qui fait la différence c’est de se sentir soutenu, y a quelqu’un derrière qui te pousse. Sinon, dès que t’as un coup de flemme ou un refus, tu te décourages et au final tu peux presque retomber dans la rue. »

    Au lieu de ça, le jeune homme trouve une formation en alternance qui lui apporte un salaire en plus d’une formation. Un an après être entré à Ateliers Sans Frontières, il part vers de nouvelles aventures, décroche le permis poids-lourd puis un contrat dans une société de transport.

    lire la suite du témoignage

  • Témoignage de Marie-Chantal

    (...) Le foyer où vit Marie-Chantal collabore régulièrement avec l’association, qui accepte de l’embaucher pour six mois renouvelables. La coquette est d’abord décontenancée de devoir enfiler un bleu de travail pour démanteler des ordinateurs.
    lire la suite du témoignage

    « Mais après je me suis fait à l’ambiance. J’aimais bien parce que tout le monde se mélange, les chefs viennent te serrer la main avant d’aller dans leur bureau... Et quand j’ai eu mon salaire, j’ai sauté au plafond, c’est la première fois que je tenais autant d’argent dans ma main ! »

    Travailler permet aussi à Marie-Chantal de se concentrer sur autre chose que ses souvenirs. « Quand ça avait envie de me traverser, je faisais trois ordinateurs d’un coup. Mes collègues comprenaient pas, ils pensaient que je me la pétais. Mais ça me permettait de m’évader, de fuir mes problèmes. »

    Elle chante aussi parfois à tue-tête au milieu de l’atelier, ou laisse libre cours à des torrents de larmes. « Dans ces cas-là, je pouvais aller voir mon parrain, le responsable de l’informatique, ou la dame qui faisait l’accompagnement. Franchement c’est merveilleux de savoir que quand tu as envie de pleurer y a quelqu’un qui te prête son épaule sans rien attendre en retour. »

    lire la suite du témoignage

  • Témoignage de Richard

    (...) Pour échapper à ses démons, le quinquagénaire finit par frapper à la porte d’Ateliers Sans Frontières. L’ancien ingénieur se lance donc à corps perdu dans un métier manuel : le recyclage de matériel sportif.
    lire la suite du témoignage

    « Je faisais quatre heures de transport pour une demi-journée de travail. Mais je me foutais de la fatigue, j’avais retrouvé une cible. »

    Au bout de quelques mois, on lui propose de partir en chantier en Inde. Là-bas, il se fixe des missions, joue au meneur d’hommes avec « les p’tits jeunes » du groupe.

    « J’en suis revenu hyper boosté, ça faisait longtemps que j’avais pas eu la satisfaction du travail bien fait. Surtout, je me suis prouvé que j’étais encore vendable sur le marché du travail, plutôt en leader qu’en exécutant. Partir à des milliers de kilomètres, ça m’a permis de retrouver mon créneau. »

    lire la suite du témoignage

* Livre d'Hélène Seingier et Anaïs Choteau : "Secondes Chances - Histoires vécues de l'insertion par le travail"


Ils soutiennent Ateliers Sans Frontières

Entreprises, personnalités, sportifs : nombreux sont ceux qui contribuent aux actions et projets d'Ateliers Sans Frontières.

  • Témoignage de Pierre Mongin, PDG de la RATP, Président de la Fondation RATP

    « Ce partenariat exemplaire entre l'entreprise et l'association est riche d'exigences mais aussi source de réalisations innovantes et concrètes au bénéfices de tous. »lire le témoignage

    « Sous l'impulsion de sa Fondation, la RATP a noué depuis trois ans un partenariat avec Ateliers Sans Frontières sur un programme de reconditionnement des ordinateurs réformés de l'entreprise. La requalification de ce matériel, réalisée par Ateliers Sans Frontières, donne l'opportunité d'une qualification professionnelle a des personnes éloignées de l'emploi. Cette action participe également au respect de l'environnement.

    Parallèlement, la Fondation soutien le projet Assoclic Ile-de-France, visant la réduction de la fracture numérique par l'attribution, sur la base d'un appel à projets, de packs informatiques à près de 300 associations franciliennes utilisant les TIC comme support d'éducation, de formation et d'insertion professionnelle.

    En 2010, ce partenariat s'est enrichi d'une nouvelle dimension, lorsque la Fondation RATP, Promométro, filiale de la RATP,et Ateliers Sans Frontières, ont apporté leur contribution à la reconstruction de Haïti après le drame du 12 janvier 2010. Ceci s'est traduit par le don à la population de 200 vélos "Roue Libre", réhabilités par les équipes d'Ateliers Sans Frontières ainsi que de vingt autobus à l'Etat haïtien.

    Ce partenariat exemplaire entre l'entreprise et l'association est riche d'exigences mais aussi source de réalisations innovantes et concrètes au bénéfices de tous. »

    lire le témoignage

  • Témoignage de Stéphane Diagana, champion du monde d'athlétisme

    « En mai 2010, ma visite en Haïti à l’invitation du Ministre des Sports d’Haïti et d’Ateliers Sans Frontières, m’a permis de mieux comprendre à quel point le sport pouvait apporter un peu de joie à la jeunesse haïtienne, qui un an après le séisme vit toujours dans des campements de fortune. Pour beaucoup le sport peut paraître accessoire en pareille situation mais il permet d’apporter de belles parenthèses pleine de vie dans un quotidien de survie. Ceci m’a conforté dans le projet d’envoi de matériel sportif vers Haïti auquel j’ai souhaité m’associer. »

  • Témoignage d'Emmanuel Petit, champion du monde de football

    « Ateliers Sans Frontières est une association qui, au-delà de permettre à des hommes et des femmes de s'insérer dans le monde du travail, leur permet de retrouver leur dignité. J'ai pu constater le travail remarquable accompli en Haïti.»

Ils parlent d'Ateliers Sans Frontières

  • Ordinateurs Solidarité
    Article paru dans Air France Magazine - 2011
    Lire l'article

  • L'Atelier sans frontière avec la solidarité
    Chronique radio de France Info - 22 février 2011
    Ecouter la chronique
  • Ateliers Sans Frontières salués
    Article paru dans Le Parisien - 18 septembre 2008
    Lire l'article

  • Quand l'économie rime avec sociale et solidaire
    Article paru dans la lettre d'information Centraider - Septembre 2008
    Lire l'article

  • Des ordinateurs recyclés pour réduire la fracture numérique
    Article paru dans Le Parisien - 10 juin 2008
    Lire l'article